28/05/2007

1994 - 120 A300 supplémentaires

Nous voici en 1994 qui est une année relativement peu dense en événements majeurs. L'un d'entre eux est la commande de 120 autobus Van Hool A300 supplémentaires. Choisis intégralement en configuration Diesel, ces «A300D2» sont légèrement différents de leurs aînés «A300D1»: d'une part ils sont plus courts et à empattement réduit, ce qui augmente leur maniabilité; d'autre part une boîte ZF 5 vitesses remplace l'ancienne boîte Voith à 3 rapports, ce qui améliore les performances de l'engin en dépit d'un moteur légèrement moins puissant. A leur livraison, il n'y a pas une tranche contiguë de 120 matricules disponibles: c'est ainsi que les A300D2 sont numérotés 8740 à 8799 et 8620 à 8679. D'aucuns en déduisent un peu vite que les 8740 à 8799 sont des A300D2 et que les 8621 à 8679 sont des A300D3, rumeur renforcée par le fait que ces deux sous-séries présentent l'une ou l'autre différence imperceptible. Et pourtant, les autobus sont techniquement identiques et possèdent des numéros de châssis qui se suivent. Cette rumeur persiste encore aujourd'hui car pratiquement tous les chauffeurs de Haren adorent disserter à loisir sur les prétendues différences entre les «D2» et les «D3»... Du côté du réseau, il n'y a pas grand'chose à signaler, si ce n'est la création d'une navette entre le Karreveld et la station Ribaucourt: celle-ci est demandée par la commune de Molenbeek en raison des travaux aux alentours de la Maison communale. Bien que les bus circulent avec les mentions «Karreveld» et «Ribaucourt» sans numéro, cette navette se voit attribuer l'indicatif interne 88. A l'autre bout de la ville, les lignes 30 et 30 barré s'échangent la desserte du centre historique de Wezembeek; c'est désormais au 30 barré qu'incombe cette tâche. Citons également à titre d'anecdote l'implantation d'un terminus à la place Surlet de Chokier pour les services 29 et 63 limités à Madou, ce qui évite la boucle pénalisante par la place Quételet. Revenons brièvement au matériel pour annoncer une triste nouvelle aux amateurs des Man A120: il est détecté sur plusieurs autobus de cette série une corrosion substantielle du châssis à l'arrière, ce qui provoque les premiers déclassements naturels. Et pourtant, certains de ces véhicules rouleront jusqu'en 2000 voir 2001, ce qui n'est pas le cas des Leyland, Fiat et autres Daf dont les derniers survivants s'apprêtent à jeter le gant... Rendez-vous en 1995 pour en parler plus longuement ;-)

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20/04/2007

1993 - Des bus au gaz naturel

La nouvelle majeure de 1993 est la mise en service, pour la première fois, d'autobus propulsés par un carburant dit «alternatif». Une directive de la Région stipulait que la commande de nouveaux bus devait inclure un minimum de vingt véhicules «propres»: la STIB s'est contentée de ce quota... et la Région a installé à ses frais une station de compression-détente au sein même du complexe de Haren où ces A300 CNG (Compressed Natural Gas) sont remisés. Extérieurement, les bus sont reconnaissables au coffre gris foncé se trouvant en toiture, coffre qui dissimule les huit bonbonnes contenant le gaz compressé à quelque 200 bars. Autre originalité de 1993: l'avènement de la billetterie magnétique, qui provoque le déclassement des bons vieux oblitérateurs Camp au profit des Prodata. Côté réseau, citons d'abord une rareté: la «tramification» du 51 Midi - Héros, par prolongement de la ligne 18 depuis la place Saint-Denis jusqu'au Dieweg. Devenu un doublon, le 51 disparaît. Mais quelques mois plus tard, le tram 58 est chassé de Vilvorde au terme d'une incroyable saga politico-communautaire: en prétextant que le tram importait en Flandre les «problèmes bruxellois» (sous-entendu: les allochtones), la Région flamande refuse de prendre part financièrement au remplacement des rails dans la Schaerbeeklei. Vu la vétusté des voies, la STIB n'a d'autre alternative que de supprimer le tram... En contrepartie, la Flandre exige (!) et obtient (!) qu'une ligne de bus relie Vilvorde à la place Rogier, et soit exploitée par les véhicules les plus modernes. Comme les nouveaux A500 sont affectés à Molenbeek, c'est Vandermeeren qui dessert le 58 Vilvorde - Rogier, au prix de nombreux «kilomètres morts»... D'autres modifications plus mineures impactent quelques lignes d'autobus. La ligne 78 est prolongée à la rue Bollinckx en desservant les boulevards Industriel et de l'Humanité. Pour compenser la disparition du tram 81 au square Léopold, la ligne 89 est déviée par la place Bockstael. Enfin, le site de Forest National est desservi en soirée, non pas par le 54 mais par le 48 qui est dévié à l'essai. Le 50 déserte l'avenue Van Volxem pour reprendre l'itinéraire de l'ex-51, par l'avenue du Pont de Luttre et la rue Saint-Denis. Le 45 abandonne la desserte de l'OTAN et s'arrête désormais sur le parvis de l'église Saint-Vincent. Citons enfin, à titre d'anecdote, que le remplacement des voies du carrefour Buyl, seule «Grand Union» bruxelloise (croisement de lignes de tram avec aiguillages dans les quatre directions), qui s'effectue pendant les grandes vacances, entraîne l'exploitation des lignes 93 et 94 à l'aide de Volvo de Delta munis des films ad hoc.

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08/04/2007

1992 - Dans la foulée de 1991

Les événements qui se déroulent en 1992 ne sont que la suite logique de ce qui s'est passé en 1991. Tout d'abord, comme déjà mentionné, le vieux logo STIB (avec les lettres T, I, V et B inscrites dans un cercle) est remplacé par un rectangle bleu sur pointe avec écrit en transparent horizontalement STIB et verticalement MIVB. Ensuite, soixante VanHool A500 viennent rejoindre les cent vingt exemplaires livrés en 1991: ils s'en différencient toutefois par un moteur plus puissant. Enfin, la restructuration de 1991 a fortement déplu aux Jettois, notamment du fait que le 13 ne desservait plus l'AZ VUB: c'est ainsi que le 13 retrouve son terminus de l'AZ (mais reste limité dans l'autre sens à Simonis), accompagné du 14 dont le terminus de Heymbosch n'a jamais été réellement aménagé. Cette même année, la ligne 89 est prolongée depuis la Cité Modèle jusqu'au Heysel. Terminons par un clin d'oeil a l'attention des aficionados de la ligne 54: après moultes tribulations, le terminus de Machelen est fixé définitivement à la rue des Chrysanthèmes, c'est-à-dire son terminus actuel.

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01/04/2007

1991 - Restructuration, nouveaux bus et nouvelle livrée

L'actualité de 1991 est particulièrement chargée. Cinq ans après l'essai d'un autobus prototype à trois portes et à plancher surbaissé, la STIB achète 120 autobus VanHool A500 afin de commencer à remplacer un parc standard particulièrement vieux: les Fiat4 accusent 19 ans, et bien qu'étant les plus récents, les Man ont déjà 13 ans d'âge... Outre leurs trois portes et leur plancher surbaissé qui sont un concept inédit à la STIB, les A500 ont la particularité d'être dotés d'afficheurs numériques à pastilles au lieu des films traditionnels: la maintenance (informatique) des mentions en est grandement simplifiée, mais en revanche la lisibilité n'est pas optimale (pixellisation, disparition du code couleur, ...). Quant à la livrée, elle a une fois de plus changé! En effet, un designer extérieur, mandaté par la STIB pour affiner la livrée «90», a présenté son projet accompagné d'un autre plus novateur, où la livrée toute jaune est rehaussée de rectangles bleus sur pointe sur les portes. A sa grande surprise, c'est ce projet «iconoclaste» qui fut choisi! Exit l'éphémère «streeping» de 1990, bonjour les «rectangles sur pointe»! La livrée est à ce point appréciée par les dirigeants de l'époque que le fameux rectangle bleu sur pointe rehaussé de rouge deviendra le logo officiel de la STIB dès 1992... L'autre grand changement de 1991 est la restructuration du réseau autobus, qui est menée en deux étapes. La première phase concerne la ligne 42 qui, six ans après sa fusion avec feu le 51, est «défusionnée»: le 42 s'arrête à nouveau à Wiener, tandis qu'un 41 prend le relais entre Herrmann-Debroux et Calevoet; en outre, ce 41 effectue un crochet par la place keym et le quartier du Dries. D'autre part, une ligne 45 inédite est mise en service entre Roodebeek et l'OTAN, via le Cora de Woluwe et la place De Paduwa. Signe des temps et de l'avènement des afficheurs à pastilles, le 45 ne reçoit pas de code couleur, son film étant uniformement sur fond noir avec texte en jaune (et l'inverse pour les services partiels). La deuxième étape concerne l'ouest du réseau: le 13 abandonne le tronçon entre Simonis et la gare du Nord, service repris par une nouvelle ligne 14. En outre, le 13 n'atteint plus l'AZ VUB, mais est limité au quartier Liebrecht; quant au 14, il dessert l'AZ mais n'y stationne pas, son terminus étant fixé au Heymbosch. Par ailleurs, une nouvelle ligne 84 fait son apparition: il s'agit d'une desserte de rocade entre Beekkant et Heysel, via Elbers, le Basilix et l'AZ VUB. Comme le 45 et le 14, le 84 ne reçoit pas de code couleur. Ce n'est pas tout: le 85 et le 87 désertent la place des Etangs Noirs au profit respectivement de Beekkant et de la place Simonis; le 87 abandonne ainsi le Karreveld et la chaussée de Gand. La desserte de la place des Etangs Noirs est reprise par la ligne 20. Enfin, la ligne 74 s'apprête à vivre une deuxième vie! Neuf ans après sa disparition, elle ressuscite sous une forme pratiquement identique, puisqu'elle relie l'Hôpital Erasme à la place Verdi (au lieu de Erasme - Meir), mais via les boulevards Carême et Lambert. Signalons pour terminer que la mise en service des A500 sur le 49, le 29 juin, est particulièrement festive puisqu'à cette occasion, les A500 sont escortés de la flotte musée du MTUB: le public peut voir ainsi circuler cinq autobus anciens, à savoir les Brossel A96 8024, A99 8149 et A98 8303 ainsi que les Fiat2 8403 et Fiat3 8441.

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18/03/2007

Couvertures de l'ouvrage

Dans la confection d'un livre, ce n'est pas tout d'avoir un contenu de la plus haute qualité possible, il faut également soigner la couverture. Si beaucoup accordent énormément d'importance à la couverture recto (première de couverture), bien souvent la couverture verso (quatrième de couverture) est négligée voir inexistante. Pour notre ouvrage, nous avons conçu la couverture avant comme étant la plus sobre possible: le nom des auteurs, le titre et une photo résolument ancienne, le tout sur fond de livrée des Autobus Bruxellois: fond bleu nuit d'encre avec lettrage jaune dans une police rétro. Quant à la couverture arrière, nettement moins classique, elle se présente comme un diaporama ou «planche de contact» reprenant les principaux types de véhicules qui ont circulé à Bruxelles entre 1906 et 2005, avec au centre une présentation du livre. Comme le texte est illisible sur l'illustration, il a été recopié dans le message. Bonne dégustation ;-)

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Couverture recto

Couverture_recto_vignette

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Couverture verso

Couverture_verso_vignetteVoici plus d'un siècle, plus précisément en février 1906, un engin de transport public d'un type nouveau apparaissait dans le paysage bruxellois. Apparenté aux «omnibus de pavé» car se déplaçant à même la chaussée et ne nécessitant aucune autre installation fixe telle qu'une voie ferrée ou une ligne aérienne, il s'en distinguait toutefois par son mode de propulsion, à savoir un moteur à explosion plutôt que les traditionnels chevaux: l'«omnibus automobile», en abrégé l'«autobus» ou plus familièrement le «bus», était né. Après les balbutiements de ses débuts, puis le rôle secondaire de renfort du réseau ferré urbain dont il dut se contenter entre les deux guerres, l'évolution technologique a permis à l'autobus de devenir aujourd'hui un moyen de transport public incontournable au même titre que le train, le métro et le tramway. Découvrez ou revivez à travers cet ouvrage : 1) l'historique complet du réseau d'autobus urbains bruxellois entre 1906 et 2005, depuis la toute première ligne exploitée jusqu'à nos jours; 2) ce que deviendra le réseau d'autobus au gré de la mise en oeuvre du plan de restructuration 2006-2008; 3) toute l'histoire du trolleybus à Bruxelles; 4) l'origine et l'évolution de l'exploitation nocturne du réseau; 5) l'historique des afficheurs de destination ainsi que l'intégralité des mentions, depuis les films «toile» de la fin des années trente jusqu'aux diodes électroluminescentes d'aujourd'hui.

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