30/10/2005

1983 - Pas de répit pour les changements...

On pourrait croire que 1983 serait le calme après la tempête de 1982; eh bien, c'est fort relatif... Du côté du réseau, le 89 abandonne son curieux terminus de Comte de Flandre pour atteindre le Westland Shopping (bien que son nouveau film blanc/jaune indique BON AIR). Question films justement, l'évolution est discrètement en marche: les textes sont simplifiés de trois à deux lignes, de même qu'apparaissent des mentions barrées directionnelles, c'est-à-dire mentionnant uniquement la destination finale; on n'en est pas encore aux films unicolores à numéro à gauche, mais on s'en approche petit à petit... Question matériel, on assiste à des choses curieuses: alors que les récents Mercedes (qui n'ont que 8 ans) sont mis en réserve inactive, et que les non moins récents Magirus sont relégués aux services d'indice vert à Vandermeeren, certains vieux Fiat 3 de 1969 sont remis en service! Comprenne qui pourra... mais avec la STIB, le mieux est parfois de ne pas trop chercher. Il est vrai que les ateliers n'ont jamais apprécié les petites séries, et donc ont tendance à négliger les entretiens, ce qui entraîne immanquablement des problèmes de fiabilité et des avaries plus fréquentes que la moyenne... D'un autre côté, la restructuration des dépôts se poursuit: c'est ainsi que Brogniez est totalement dédié aux seuls services spéciaux (autobus et minibus PMR), et donc n'assure plus de services ligne. Ceci implique des conséquences inattendues, à savoir que certains types de bus vont totalement disparaître des lignes régulières, puisqu'affectés à Brogniez: il s'agit principalement des Leyland (8501 à 8515), des Fiat 4 (8516 à 8530), de la première moitié des Fiat 4 Jonckheere (8531 à 8545), ainsi que des Daf (8001 à 8015). Heureusement, ce purgatoire ne durera que quelques années...

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22/10/2005

1982 - Modifications profondes du réseau

1982 est une année charnière pour le réseau autobus, à l'image de la Grande Restructuration de 1967-1968: à deux reprises, la mise en service de stations de métro supplémentaires va induire de profondes modifications dans le réseau autobus. Dans un premier temps, la branche de Woluwe est prolongée de Tomberg à Alma: le 27 est supprimé (ainsi que le crochet du 30 par l'UCL en soirée); le 30 est limité à la station Vandervelde; le 42 n'est pas raccourci, mais bien prolongé à la place de la Station à Kraainem, sous le viaduc de l'autoroute... E5 (à l'époque, la E40 désigne encore l'autoroute Bruxelles-Namur!); le 29 est dévié par l'avenue Hymans et la station Roodebeek, moyennant un gymkana dans l'étroite chaussée de Roodebeek, où les bus sont amenés à se croiser le cas échéant! Indépendamment de l'événement, les 85 et 87 sont prolongés de Beekkant à Etangs Noirs. Dans un second temps, à l'ouest de la ville, la ligne 1B est prolongée à Saint-Guidon: le 21, le 46 et le 76 sont supprimés, ainsi que le tram 102; le 47 est prolongé de la Bourse à Moortebeek via les ex-46 et ex-76; de la même manière, le 89 est prolongé au Peterbos via les ex-102 et ex-21; l'itinéraire du 49 est revu dans la commune d'Anderlecht; le 63 abandonne une partie de la chaussée de Ninove pour desservir le boulevard Machtens (le terminus est enfin dénommé Machtens à cette occasion, au lieu de Scheut). La restructuration se fait également ressentir de l'autre côté de la ville: un nouveau 67 Schuman – Houtweg remplace partiellement le 76; le 59 barré reçoit... une deuxième barre (!), un concept utilisé uniquement pendant l'Expo '35 et désignant ainsi un service partiel à l'itinéraire distinct. Enfin, c'est en 1982 que l'ensemble des Bus&Car est placé en réserve inactive: ils ne rouleront plus jamais en ligne...

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1981 - Le 8060 transformé en bus salon

Suite au prolongement du métro à Beekkant en 1981, le réseau autobus est revu du côté ouest, touchant les lignes historiques... ex-Economiques. Le 85 et le 87 désertent la Bourse est sont limitées à Beekkant, en provenance respectivement de la gare de Berchem et de Marie de Hongrie. Plus curieusement, le nouveau terminus ville du 89 est fixé à proximité de la maison communale de Molenbeek. Enfin, le 47 déserte les quais pour desservir la rue de Laeken, à l'instar du 46. Plus tard, à l'autre bout de la ville, le 59 est prolongé de Saint-Vincent à son terminus actuel de Bordet, à l'époque dénommé Houtweg; n pointe, des services 59 barré circulent entre le Quartier Reine Elisabeth (futur arrêt Jules Bordet) et la gare de Schaerbeek, préfigurant les futurs 59 doublement barré (!), 68 et 69. Côté matériel, il convient de signaler une première: le Bus&Car Eagle 16 Caterpillar 8060 est retiré du parc actif afin d'être transformé en autobus salon (avec homologation autocar) pour les VIP de la STIB: vingt-trois ans plus tard, un autre VIP allait organiser dans ce 8060 mythique une partie de ses festivités de mariage...

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11/10/2005

1980 - La stabilité retrouvée

Après une période faste de renouvellement du parc, nous voici à l'aube des années 1980 qui est probablement l'une des pires décennies qu'a connue la STIB. Il est vrai qu'après l'euphorie des "golden sixties" et les deux chocs pétroliers qu'ont connu les "seventies", l'économie est en pleine crise: bon gré mal gré, la STIB apprendra toute la signification du mot "austérité"... Rien à dire du côté matériel, où le parc autobus a été complètement rajeuni, les doyens étant désormais les Fiat 3 de 1969. Le réseau reste également très stable. La ligne 80 est prolongée du clos du Dauphin (terminus Constellations) à l'avenue Andromède. Ensuite la ligne 76 connaît son terminus Neerpede définitif, les autobus stationnant désormais sur le pont du ring donnant sur l'avenue d'Itterbeek: la desserte de Neerpede est reprise par le 74, détourné par la drève Olympique. Le 57 déserte Vilvorde et voit son terminus reporté à l'hôpital militaire: les chiffres de l'indicatif deviennent noirs; en contrepartie, tous les 47 sont prolongés à Vilvorde. Citons également le fait que le 30 effectue le soir un crochet par l'UCL, le 27 n'étant plus exploité en soirée. Enfin, c'est en 1980 que l'atelier de mécanique de Frontispice est transféré à Haren: le site est donc définitivement désaffecté. Il vient d'être récemment démoli, mais entre 1980 et 2005, il aura encore abrité divers véhicules, notamment d'anciens camions de pompiers (musée de l'Amufeu), une partie de la flotte de la RTT (qui ne s'appelait pas encore Belgacom) et... certains autobus historiques MTUB dits "en attente de restauration".

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02/10/2005

1979 - Un parc de 595 autobus!

En 1979, le remaniement du matériel touche à sa fin: les derniers Man A120 sont livrés, provoquant la disparition complète des Fiat 2. Le nombre de véhicules en parc atteint le record de 595 autobus (!), record toujours inégalé à ce jour (mais peut-être bientôt battu avec l'arrivée des A330 et des Citaro G en 2006). Côté matériel toujours, cinq ans après le 8587, c'est au tour du 8588 (!) de devoir être déclassé prématurément suite à un un très grave accident, survenu (paraît-il?) dans des circonstances similaires. Côté réseau, il y a très peu de choses à signaler. Le 20 atteint désormais son terminus définitif du Hunderenveld, suite à l'aménagement de ce carrefour. Quant au 51, il est prolongé à deux reprises: une première fois depuis Demey jusqu'au Carrefour Sainte-Anne, une deuxième fois de la place Danco à la gare de Calevoet. Signalons également à titre d'anecdote, puisque le retour à la montée à l'avant continue de faire couler beaucoup d'encre, que c'est en 1979 que les portes des bus ont été «banalisées», offrant ainsi aux candidats fraudeurs une très grande impunité...

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1978 - 69 Man A120

Le réseau connaît encore quelques remaniements en 1978. Tout d'abord, la ligne 20 devient Berchem - Pl Verheyleweghen, par prolongement depuis l'Hôpital Français; le point de terminus est fixé à 300 mètres environ de l'actuel Hunderenveld. Ensuite, début octobre, la desserte de Demey est revue: le 35 barré Demey - Transvaal est supprimé et repris par le 34; quant au 71, après avoir atteint le boulevard des Invalides (future station Delta) en 1972, puis l'avenue Demey (future station Demey) en 1974, puis être relimité à Delta en 1976, il dessert une nouvelle fois Demey... Décidément, à la STIB, faire et refaire, c'est toujours travailler! Côté matériel, c'est au tour des Fiat 1 et 2 de disparaître progressivement, au profit des nouveaux A120. L'esthétique est toujours marquée par Neerman, mais la carrosserie réalisée cette fois par VanHool est légèrement plus anguleuse que la version Jonckheere. Enfin, l'événement le plus original de 1978 est la livraison des tous premiers minibus pour handicapés! En fait de minibus, il s'agit de simples camionnettes (Peugeot J7, Fiat 242 ou Citroën C35) sommairement transformées par des carrossiers comme Durissotti, Heuliez ou Van de Casteele...

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